Le jeudi 1er octobre 2026, c’est la journée mondiale du cacao et du chocolat. Et contrairement à ce que le nom laisse croire, ce n’est pas une deuxième fête de la tablette : c’est la journée de la fève. Celle qui regarde en amont de nos ateliers, vers les pays producteurs et vers les gens qui plantent, récoltent et font fermenter le cacao. Dans notre atelier vosgien, c’est justement la partie du métier dont on parle le moins, alors qu’elle décide déjà de 80 % du goût final.
Pourquoi le 1er octobre, et pas le 13 septembre ?
Les deux dates existent, et elles ne disent pas la même chose. Le 13 septembre est l’International Chocolate Day, une célébration d’origine anglo-saxonne calée sur l’anniversaire de Roald Dahl, l’auteur de Charlie et la Chocolaterie. Sympathique, mais littéraire.
Le 1er octobre, lui, vient de la filière. L’Organisation internationale du cacao a institué un Cocoa Day à cette date, et en France c’est l’Académie française du chocolat et de la confiserie qui porte la journée mondiale du cacao et du chocolat. L’objectif affiché est clair : mettre en lumière le travail des petits planteurs des pays producteurs, et rapprocher ceux qui cultivent le cacao de ceux qui le transforment et le vendent.
Autrement dit : une date pour le plaisir, une date pour la matière première. C’est la seconde qui nous parle le plus, parce qu’un chocolatier ne fabrique pas son chocolat de zéro. Il choisit une couverture, donc il choisit une récolte, un terroir et une façon de travailler à des milliers de kilomètres de son laboratoire.
De la cabosse à la fève : tout ce qui se joue avant nous
Le cacaoyer ne pousse que dans une bande étroite autour de l’équateur, où il lui faut de la chaleur, de l’humidité et de l’ombre. Entre la cabosse cueillie sur le tronc et le sac de fèves qui arrive en Europe, il y a quatre étapes décisives.
- L’écabossage : on ouvre le fruit à la main pour en sortir les fèves entourées de leur pulpe blanche. Une cabosse donne quelques dizaines de fèves, guère plus.
- La fermentation : les fèves reposent plusieurs jours en caisses ou sous feuilles de bananier. C’est là que naissent les précurseurs d’arômes. Une fermentation trop courte donne un cacao plat et astringent ; trop longue, un goût de vinaigre. Aucun tempérage ne rattrape ça ensuite.
- Le séchage : au soleil, en couches retournées régulièrement, pour faire tomber l’humidité et stabiliser la fève.
- La torréfaction et le broyage : côté transformateur cette fois, avec le conchage qui affine la texture et arrondit l’amertume.
Retenez surtout ceci : la fermentation se passe au village, pas à l’usine. Un chocolat n’est jamais meilleur que le travail fait sur place dans les jours qui suivent la récolte.
Lire une origine : ce que change un pays dans le carré
C’est tout l’intérêt d’un chocolat « pure origine », élaboré avec les fèves d’un seul pays, parfois d’une seule région, là où un assemblage cherche la régularité d’une année sur l’autre. Quelques repères de dégustation, à prendre comme des tendances et non comme des lois :
- Amérique du Sud : profils souvent fruités et floraux, acidité vive, amertume contenue. Nos ganaches Pérou 70 % et Brésil 62 % en sont une bonne illustration.
- Afrique de l’Ouest : le cacao le plus répandu au monde, plus franc, plus « chocolat » au sens classique, bonne longueur en bouche.
- Asie et Océanie : profils plus boisés, parfois fumés ou épicés, très reconnaissables.
La meilleure façon de s’en rendre compte reste la comparaison à l’aveugle, deux ou trois carrés côte à côte, de la plus douce à la plus corsée. Nos tablettes de chocolat se prêtent bien à l’exercice, et nous avons détaillé la méthode dans notre article sur le plateau de dégustation.
Ce que nous regardons, nous, avant d’acheter un cacao
Chez Papa Gâteau, tout part de la sélection des fèves et se termine à la mise en coffret. Entre les deux, nos critères tiennent en quatre points : un cacao de grande origine plutôt qu’un lot anonyme, du beurre de cacao pur sans matière grasse de substitution, des fruits secs torréfiés sur place pour les pralinés, et des ingrédients naturels du début à la fin. Nos engagements vont dans le même sens : production locale dans les Vosges, emballages éco-responsables, façonnage à la main.
C’est aussi pour ça que nos coffrets de chocolats mélangent des ganaches d’origine identifiée — Pérou, Brésil, café d’Éthiopie, vanille de Tahiti — plutôt qu’une liste de parfums interchangeables. Une origine, ça se goûte. Et si l’origine est bonne, le travail d’atelier consiste surtout à ne pas l’abîmer : émulsion soignée pour les ganaches, cristallisation maîtrisée, puis une conservation entre 16 et 18 °C jusqu’à la dégustation.
Trois façons simples de marquer le 1er octobre
Goûter en connaissance de cause. Retournez la tablette et lisez la liste d’ingrédients avant de croquer. Un chocolat noir correct tient en trois ou quatre lignes : pâte de cacao, sucre, beurre de cacao, éventuellement un soupçon de vanille. Si la liste s’allonge, la question mérite d’être posée.
Parler à quelqu’un qui le travaille. C’est ce que nos équipes de Remiremont, Gérardmer, Saint-Nabord et Belfort préfèrent dans leur journée : expliquer d’où vient ce qu’elles vendent. Poussez la porte et posez la question, la réponse est rarement décevante.
Faire du 1er octobre un prétexte au bureau. Un plateau de chocolats d’origines différentes au moment du café, et une pause devient une petite dégustation commentée. Les entreprises, CSE et associations qui souhaitent organiser cela en volume passent par notre Espace Pro : nous travaillons les quantités, la personnalisation, et la remise en main propre depuis nos quatre boutiques pour tout le secteur Vosges–Belfort.
En résumé
- La journée mondiale du cacao et du chocolat a lieu le 1er octobre, soit un jeudi en 2026.
- Elle est portée en France par l’Académie française du chocolat et de la confiserie, dans le sillage du Cocoa Day de l’Organisation internationale du cacao.
- Elle célèbre la matière première et les planteurs, là où le 13 septembre célèbre la gourmandise.
- L’essentiel du goût se joue à la récolte, pendant la fermentation et le séchage des fèves.
- Un chocolat pure origine vient d’un seul pays ; un assemblage cherche la régularité.
Envie de goûter la différence entre deux origines ? Parcourez nos chocolats artisanaux et nos coffrets cadeaux sur la boutique en ligne, ou venez nous voir à Remiremont, Gérardmer, Saint-Nabord ou Belfort : nous vous ferons goûter avant de choisir.
